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1. Notre Histoire

Eléments fondateurs

Trois éléments fondateurs ont contribué à forger l’originalité du travail des équipes soignantes de SMC.

  • 1. Dès l’origine, les prises en charge proposées par SMC ont eu pour objectif d’être soit une alternative, soit une suite à une hospitalisation psychiatrique. Elles s’adressaient donc à des personnes dont les troubles étaient suffisamment graves pour perturber non seulement leur vie personnelle, mais aussi leur vie sociale. La précarité de leur vie psychique était, pour nous, indissociable de la précarité de leur vie matérielle et sociale. De là est né l’intérêt des soignants de SMC pour l’environnement familial, social et matériel de ces personnes.
  • 2. L’engagement des soignants dans ce travail ainsi que l’expérience psychanalytique de plusieurs d’entre eux a placé l’intérêt pour la vie psychique au cœur du travail soignant entrepris à SMC.
  • 3. Ces prises en charge dans la cité, loin des structures soignantes classiques et au plus près de la vie quotidienne des patients, ont placé les soignants dans une véritable situation d’insécurité psychique, qu’ils ont compensé par une plus grande solidarité réciproque. Ainsi est né un certain état d’esprit, où chacun, soutenu par les autres, est pleinement responsable de sa relation avec le patient - la distribution hiérarchique des tâches et des responsabilités passant ainsi au second plan.

2. Orientation générale

L’orientation générale du travail soignant et d’accompagnement garde l’empreinte des éléments fondateurs. Il est possible de la résumer en trois points fondamentaux :

  • 1.1 L’essentiel du soin psychiatrique est une attention à la vie psychique de l’autre.
    Les symptômes font partie de la vie psychique du patient, mais ils ne la résument pas. Leur prise en compte suppose une égale attention aux souffrances et aux nuisances qu’ils induisent. Ainsi, est remise à sa juste place, la question des symptômes sur lesquels est centré le travail soignant.
  • 1.2 Le soin repose sur une relation
    Cette relation est celle qui va s’établir entre celui qui demande une aide et ceux qui répondent à cette demande. Cette réponse va être constituée de plusieurs éléments :
    • Ecoute,
    • Soutien,
    • Prescription de médicaments si nécessaire,
    • Insertion dans un dispositif soignant (groupe ou structure de soins ambulatoire ou résidentielle).
    Sa particularité essentielle est d’être personnalisée : les soignants ne sont pas interchangeables, ni dans une relation, ni dans un dispositif.
  • Le contexte matériel et relationnel vécu par le patient est pris en compte dans cette prise en charge. Cette attention à la vie psychique s’associe à une attention non moins vigilante envers tout ce qui influe sur elle.
    • D’abord ses relations familiales, ce qui se traduit par des entretiens avec les proches du patient,
    • ensuite sa situation professionnelle, ses conditions de vie matérielles et ses relations sociales, dont les carences peuvent justifier la mise en relation du patient avec des interlocuteurs sociaux spécifiques.
  • Les aspects concrets de la rencontre soignante ont une incidence sur son contenu :
    • La relation avec le patient ne se réduit pas à son contenu verbal, son cadre matériel fait partie intégrante du soin psychique,
    • En découle une attention particulière pour les dispositifs soignants mis à la disposition des patients (groupes, lieux résidentiels),
    • Chacun des détails qui les constituent sont autant de messages agis, fondement de la relation soignante.
  • 1.3 La conception relationnelle du soin repose sur une organisation cohérente

    L’objectif du soin est de permettre au patient de retrouver ou d’acquérir son identité de sujet mise à mal par la pathologie. Il est donc nécessaire que chaque professionnel puisse aussi exister comme sujet à la fois dans sa relation avec le patient et dans le dispositif soignant. Ce principe :
    • Suppose un fonctionnement conçu de telle sorte que chaque professionnel puisse y occuper une place d’acteur et non d’exécutant,
    • Se traduit par une autonomie de fonctionnement interne de chacun des dispositifs,
    • Justifie, au niveau de chacun des dispositifs (établissements, services) l’effacement relatif de la hiérarchie formelle, au bénéfice d’un fonctionnement d’équipe solidaire n’excluant pas la responsabilité personnelle de chaque professionnel.
    L’existence d’une équipe dirigeante associant le bureau de l’association, le directeur, le président de la Conférence Médicale d’Etablissement est garante de la cohérence de l’ensemble de l’association.

Quelques dates significatives :

  • 16 avril 1968 : création de l’association Santé Mentale et Communautés
  • 1968 : signature d’une convention avec la Caisse Primaire Centrale Lyonnaise d’Assurance Maladie pour la mise en œuvre d’un service de soins infirmiers psychiatriques à domicile « permettant d’éviter au malade l’institutionnalisation » financé sur la base du remboursement des AMI 3,
  • 20 octobre 1971 :
    • Agrément de deux dispensaires de soins psychiatriques à Villeurbanne et à Bron au titre de l’annexe XXVIII au décret du 9 mars 1956, financement sur la base d’un forfait journalier par voie de convention avec la CRAM Rhône Alpes,
    • Signature d’une convention d’hospitalisation à domicile en psychiatrie avec la Caisse Régionale d’Assurance Maladie de Lyon, « soins plus lourds et intervention auprès du malade et de son entourage d’une équipe complète médico-infirmière et psychologique », pour la population de Villeurbanne, Bron, Vaulx-en-Velin et du canton de Meyzieu,
  • 1971 : création du Foyer le Cerisier - lieu d’accueil de jour (autorisation sanitaire à ce jour : appartement thérapeutique de 7 places),
  • 1974 : réalisation du film Le Foyer de la Colère – Financé par les laboratoires SANDOZ,
  • 1975 : création du mi-temps thérapeutique, dispositif de prise en charge d’enfants psychotiques et autistes,
  • 1979 : création de la première communauté thérapeutique La Maison la Baïsse – lieu de vie (autorisation sanitaire à ce jour : appartement thérapeutique de 8 places),
  • 1981 : premier Cours International sur les Techniques de soins en psychiatrie de secteur,
  • 1984 : création d’une deuxième communauté thérapeutique – La Maison Blum (transfert vers le Foyer le Cerisier en 2000),
  • 4 décembre 1986 : adhésion à la Fédération Nationale des Associations Croix Marine d’Aide à la Santé Mentale,
  • 30 décembre 1986 : arrêté préfectoral habilitant SMC à « participer à la lutte contre les maladies mentales en milieu extrahospitalier dans le département du Rhône »,
  • 10 février 1987 : financement par dotation globale de fonctionnement,
  • 18 juin 1987 : autorisation de fonctionnement d’un Centre d’Accueil Permanent de 5 lits, la Maison d’Accueil Psychothérapique « permettant des prises en charge intensives et de courte durée pour répondre aux situations d’urgence et de détresse aigues en matière de maladies mentales »,
  • 2 février 1989 : Convention signée avec le Préfet de la Région Rhône-Alpes précisant les objectifs poursuivis, les catégories de bénéficiaires, les moyens mis en œuvre, les relations avec les autres organismes agissant dans le domaine de la santé mentale et les secteurs d’interventions de psychiatrie générale et infanto-juvénile du Centre Hospitalier Le Vinatier couverts par SMC,
  • 23 octobre 1989 : convention technique complémentaire à celle signée avec le Préfet de la Région Rhône alpes avec le Centre Hospitalier Le Vinatier Etablissement de référence dans le but de préciser les droits et obligations respectifs, les conditions de continuité des soins et les complémentarités entre nos deux établissements,
  • 20 décembre 1991 : arrêté du Président du Conseil Général du Rhône autorisant l’ouverture de la « Pension de famille Le Florian », foyer d’hébergement de 8 places pour adultes handicapés par la maladie mentale,
  • 19 août 1996 : approbation par le Préfet de la Région Rhône Alpes du Projet d’établissement sanitaire de l’Association,
  • 1997 : création du service de soins ALP (Accueil Liaison Psychothérapie) service de soins d’immédiate post urgence avec signature d’une convention avec les Hospices Civils de Lyon,
  • 2000 : création du service de soins Pôle Jeunes Adultes (PJA)
  • 2002 : création du service de soins LAPS (Lien Accompagnement Parentalité Soin) destiné à répondre aux troubles de la parentalité,
  • 13 février 2004 : approbation par le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation Rhône Alpes du second projet d’établissement sanitaire,
  • 3 juin 2008 : signature du premier Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens (CPOM) par le directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation Rhône Alpes. Le CPOM reconnaît, dans son annexe 3, relative aux orientations stratégiques et missions de l’association correspondant aux thèmes du S.R.O.S, l’ensemble des structures et activités gérées par l’Association (C. santé publ., art. L. 6114-1),
  • 5 Novembre 2010 : signature avec le Centre Hospitalier Le Vinatier d’un accord cadre de coopération dans le but de s’associer dans le cadre de projets communs et/ou complémentaires, pour mieux répondre aux besoins de santé et d’accompagnement social et médico-social des personnes en souffrance et/ou en situation de handicap psychique.
  • 29 décembre 2010 : arrêté portant agrément de l’association pour l’activité d’Intermédiation locative et de gestion locative sociale pour la résidence sociale Ferdinand Buisson,
  • Octobre 2011 : création à titre expérimental du service d’HAD psychiatrique d’une capacité de 15 places
  • 1er janvier 2013 : création du SAMSAH Paul Balvet (service d’accompagnement médico-social pour personnes en situation de handicap psychique) d’une capcité de 15 places.

3. Notre gouvernance

Une gouvernance participative

Une association, selon les sociologues LAVILLE et SAINSAULIEU trouve son existence dans ce qu’elle permet la rencontre de l’espace privé des relations interpersonnelles et de l’espace public des questions relatives à la cité. L’association est cette rencontre de laquelle émerge un bien commun, objet de l’action collective . Elle est un lieu d’expression libre et contradictoire (et non « neutralisée »), passionnée, passionnante, un outil souple, dynamique qui permet la novation. C’est dans cet esprit que nous inscrivons le fonctionnement de l’association SMC et organisons nos processus décisionnels et de coordination.

Nous concevons son fonctionnement au travers d’une participation active des personnels tant sur les aspects stratégiques qu’opérationnels ou concernant la prise en charge et/ou l’accompagnement mis en œuvre. Cette participation doit se dérouler dans un cadre définissant clairement les niveaux de responsabilités et la place de chacun ainsi que les modalités de prise de décision.

Nos dispositifs de gouvernance institutionnelle

Les statuts et le règlement intérieur définissent chacun des acteurs et des instances de l’Association : l’Assemblée Générale, le Conseil d’Administration, le Bureau, le Président, le Directeur, les instances consultatives (CME, Instances représentatives du personnel), l’instance participative (le Conseil de Coordination Associatif) et précisent clairement le rôle, la mission, la place et les pouvoirs de chacun.

L’Assemblée Générale est composée des membres fixés par les statuts. Elle élit les membres du Conseil d’Administration, renouvelable par tiers, chaque année. Elle donne au CA les pouvoirs les plus étendus pour administrer l’association sous la réserve des attributions statutairement dévolues à l’Assemblée Générale.

Le Conseil d’Administration élit un Président et un Bureau qui assiste celui-ci dans l’exercice de ses responsabilités.

Le Président :

  • Représente l’association,
  • Dispose, par délégation du Conseil d’Administration, du pouvoir d’administration générale,
  • Délègue la direction de l’exécutif à un Directeur qui dirige, coordonne et contrôle l’action des établissements et services. Ce dernier peut subdéléguer une partie de ses pouvoirs.

Un management participatif

Pour favoriser le « désir soignant », la qualité de vie, l’implication au travail et également répondre aux besoins fondamentaux exprimés par les salariés : besoins de sécurité, d'établissement de liens sociaux, d'estime et d'accomplissement de soi, nous avons choisi la mise en œuvre d’un management participatif. Il permet une organisation humaine et sociale et reconnaît aux salariés une réelle autonomie ainsi que le droit à la parole.

Le management participatif se conçoit et se construit sur la base de lieux d’expression propices à la pensée et à l’élaboration de la prise en charge et de l’accompagnement. Cette expression est favorisée par la mise en place d’instances réglementaires consultatives et internes participatives adaptées à notre culture associative. Chaque professionnel doit pouvoir être associé au fonctionnement de la vie institutionnelle.

4. Nos principes de gestion

L’association Santé Mentale et Communautés est soumise aux impératifs de bonne gestion et d’innovation. Sa gestion est désintéressée et sans but lucratif.

Cette gestion s’inscrit dans une logique de développement durable et une démarche d’achats éco-responsables.

L’association inscrit également la démarche d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins et des prises en charge comme une dimension organisationnelle inhérente aux fonctionnements de ses établissements et services.

Nos financements

L’ensemble de nos financements provient de l’assurance maladie et du Département du Rhône.

5. Nos orientations stratégiques

Les orientations stratégiques de l’Association s’inscrivent, d’une part, dans le prolongement de ses objectifs statutaires et de l’expérience acquise et développée depuis la création de l’association en 1968 et, d’autre part, dans les orientations définies par les pouvoirs publics en termes de politique de santé mentale.

Il s’agit de développer, en direction d’un public adulte et de jeunes adultes souffrant de troubles psychiques ou en situation de handicap psychique, une offre de soins, de services et de solutions d’hébergement afin d’améliorer leur état de santé et de favoriser leur autonomie et leur insertion sociale.

Trois orientations principales se dégagent :

  • 1. poursuivre la mise en œuvre de notre offre de soins spécialisée extrahospitalière, « plurisectorielle » et complémentaire à l’offre publique et privée (Cf. Projet médical de l’établissement de santé « Santé Mentale et Communautés »),
  • 2. participer à la sortie de l’hospitalisation psychiatrique et à l’insertion sociale des personnes handicapées par la maladie mentale. Elles doivent pouvoir accéder à des services d’accueil et d’accompagnement et à des structures d’hébergement sociales et médico-sociales diversifiées et adaptées à leur degré d’autonomie tout en bénéficiant de la continuité des soins qui leur sont nécessaires,
  • 3. développer des actions de formation ponctuelles, périodiques ou au long cours en direction des professionnels intervenant dans le champ de la santé mentale ou concernés par la maladie mentale.

Ces orientations se traduisent par :

  • La poursuite et le renforcement de l’organisation de soins ambulatoires et résidentiels (appartements thérapeutiques, centres de crise) articulée autour de plusieurs prises en charge :
    • La prise en charge des états et situations de crise avec l’organisation de soins à durée limitée notamment en direction des suicidants,
    • La prise en charge des pathologies à longue évolution,
    • La prévention et la prise en charge des troubles du jeune adulte,
    • La prise en charge des familles et des aidants,
    • La prévention et la prise en charge des troubles de la parentalité par une collaboration médico-psychologique avec les services de périnatalité.
  • La création de nouveaux dispositifs de soins au domicile ou au substitut de domicile (HAD en psychiatrie),
  • La création de nouveaux services d’accompagnement médico-social pour adultes handicapées psychiques (SAMSAH),
  • La création de structures de soins résidentiels,
  • La gestion et/ou la création de solutions d’hébergement et de « logement accompagné » variées et graduées complémentaires à l’offre existante afin de favoriser pour les personnes en souffrance psychique et/ou handicapées psychiques qui en justifient une prise en charge socioéducative dans le cadre d’un parcours de vie (foyers d’accueil médicalisés, foyers de vie, résidences sociale, domiciles collectifs…),
  • L’organisation :
    • D’un colloque biennal portant sur les techniques de soins en psychiatrie de secteur,
    • D’actions de supervisions,
    • D’interventions formatives ponctuelles à la demande d’un partenaire ou d’un institut de formation.

L’ensemble de ces activités dans les champs complémentaires sanitaire, social et médico-social est réalisé dans le cadre de coopérations et de complémentarités, le plus souvent formalisées, d’une part, avec les établissements non sectorisés et sectorisés et les autres professionnels de la psychiatrie, de la santé somatique et de la santé mentale, pour garantir la continuité des soins, et, d’autre part, avec tous les acteurs de la communauté concernés par la maladie mentale et/ou le handicap psychique : associations de familles et d’usagers, structures de l’éducation nationale, médecine préventive universitaire (MPU), associations ou structures sociales et médico-sociales, bailleurs sociaux, collectivités locales…

Ces orientations stratégiques prennent particulièrement appui sur un accord cadre de coopération signé le 5 novembre 2010 avec le Centre Hospitalier Le Vinatier. Le Centre Hospitalier Le Vinatier et SMC ont décidé un rapprochement institutionnel avec la volonté de s’associer pour mieux répondre aux besoins de santé de la population et d’accompagnement social et médico social des personnes en souffrance et/ou en situation de handicap psychique.

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